Los Tamariscos (Bagdad Café argentin), provincia de Chubut

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Le Bagdad Café argentin, perdu au milieu de la nada… sur la route 40.

Il y a des lieux comme celui-là… des lieux où on se sent bien… des lieux où tout est simple… des lieux où l’on vous écoute… des lieux où on a un tas d’histoires à vous raconter… des lieux où il y a des gens comme ceux-là…

Il n’y a pas beaucoup de lieux comme celui-là donc si vous avez l’occasion de vous y arrêtez, n’hésitez pas !

Vous pourrez y savourer una torta frita (sorte de pain/beignet frit) ou un gâteau aux pommes fait maison accompagné d’un café ou d’un thé. C’est aussi une épicerie donc s’il vous manque des gâteaux secs pour accompagner votre maté, vous pourrez en trouver.

Et si vous voyagez à vélo, en stop, en voiture ou en bus vous pouvez même y dormir. Liliana et Maxi sont de supers hôtes. J’y ai passé deux nuits et j’ai eu l’impression de faire partie de leur famille. Ce sont des gens simples qui aiment échanger.

C’est un endroit que je vous recommande chaudement.

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Laguna escondida, Caviahué – province de Neuquén, Argentine

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Lago Caviahué y Laguna escondida

“Cela rend modeste de voyager.

On voit quelle petite place on occupe dans le monde.”

Gustave Flaubert

 

A défaut de trouver des milongas sur mon chemin, je chausse mes chaussures de marche et je pars me balader.

Cet après-midi, j’ai donc décidé d’aller voir la Laguna escondida. Le “sentier” commence à partir de l’hôtel Baños termales, sur la gauche de l’hôtel.

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L’idée est de monter à travers les rochers, le chemin est fléché une fois que vous êtes au pied de la roche pas avant.

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Une fois arrivé en haut, vous pouvez faire de tour de la lac. C’est une petite balade de 2 heures (en prenant le temps).

On a vue sur le lago Caviahué et plus loin sur le volcan Copahué. Actuellement (avril 18), la zone est en alerte jaune car le volcan est en activité.

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Volcan Copahué

Les balades hors des sentiers battus sont vraiment intéressantes.

Voici pourquoi :

1- il y a souvent peu de monde voire personne,

2- en cherchant un peu vous voyez des paysages d’une beauté à couper le souffle,

3- vous revenez de vacances avec de superbes photos (pas vues par tous sur le net),

4- vous avez de supers plans à filer à vos potes ou aux gens que vous rencontrez sur le chemin et

5- vous ne faites pas comme tout le monde.

=D

Visa touristique périmé… en Argentine

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Photo by Andrew Neel on Unsplash
Je souhaite partager avec vous mon expérience concernant la régularisation de mes papiers en Argentine.
Je suis arrivée fin septembre, j’avais donc un visa de 30 jours. J’ai décidé de ne pas le renouveler. J’avais trois options, faire un Aller/Retour à l’étranger (il faut compter à peu près 1 200 pesos pour un A/R entre Bs As et l’Uruguay en bateau), aller au service d’immigration et payer 350 pesos pour avoir droit à un nouveau visa de 90 jours et la dernière otpion, celle que j’ai choisi, payer une amende avant de sortir du pays.
J’ai choisi la dernère option (ça fait plus de 6 mois que je suis sur le territoire argentin). J’ai payé une amende 1 500 pesos et “ça m’a coûté” une matinée. Et si ça fait plus de 2 ans que votre visa est périmé vous payerez 3 000 pesos.
Je suis allée au service d’immigration avec mon passeport, ils m’ont donné mon amende que je suis allée régler à la Banque nationale et avec mon reçu je suis retournée au service d’immigration. Ils m’ont alors donné une sortie de territoire.
Les prix évoluent assez rapidement avec l’inflation donc les prix que je vous donne aujourd’hui, en avril 2018, peuvent être différents voire très différents d’ici 6 mois. Et ne vous fiez pas aux prix indiqués sur les sites du gouvernement argentin, ils ne sont pas actualisés. Bienvenue en Argentine ! =D

Epecuén ou la ville pétrifiée par le sel

Après être passée par Bahía Blanca, me voilà à Carhué, bourgade située entre Buenos Aires et Bahía Blanca.

Pourquoi je me suis arrêtée dans cette ville ?

C’est une amie qui m’en a parlé juste avant que je ne prenne la route. A quelques kilomètres de Carhué, il y a des ruines. Les ruines d’une ville qui s’appelait Epecuén et qui en 1986 a été entièrement inondée par le lac qu’elle bordait, un lac d’eaux salées. Les eaux se sont retirées il y a quelques années et aujourd’hui il ne reste que des ruines, des ruines pétrifiées par le sel. C’est impressionnant à voir ! La folie de l’homme est sans limite…

Article de La Nacion

Un peu d’histoire…

Le nom Epecuén vient du mapuche et signifie Casi Asado (epe : casi ; cuén : asar). La première référence à la lagune d’Epecuén date de 1786 quand le pilote Pablo Zizur de la Real Marina la découvrit.

C’est seulement en 1886 que la première analyse complète de ses eaux fût réalisée et ils découvrirent que les eaux du lac d’Epecuen avait une salinité dix fois supérieur à celles de la mer. C’est à partir de ce moment là que l’Homme commença à exploiter ses minéraux pour les exporter en Europe. Epecuén vit arriver les premiers “touristes” et les premiers bains thermaux furent bâtis.

Au début du XXème siècle, Epecuén connut une période de sécheresse suivie d’une période de fortes pluies (entre 1914 et 1919). En janvier 1921, un groupe d’investisseurs créèrent les thermes “Mar de Epecuén” et l’année d’après les premiers lots de terre pour y construire hôtels et résidences furent mis en vente.

Les années 50 marquèrent un tournant dans le tourisme argentin et on vit apparaître la classe ouvrière. C’est alors que des pensions et appartements à louer permirent à ces nouveaux touristes de profiter des bienfaits des eaux thermales d’Epecuén à moindre coût.

Les problèmes de sécheresse n’étaient pas résolu pour autant et les touristes étaient de plus en plus nombreux chaque année. C’est donc à la fin des années 60 que la province de Buenos Aires prit la décision de construire un système de retenue d’eau pour régler les problèmes de sécheresse du lac d’Epecuén.

Fin des années 70, l’Argentine connut une période politique noire et les problèmes rencontrés à Epecuén passèrent à la trappe.

En 1980, la province de Buenos Aires connut les inondations les plus importantes de son histoire et les eaux du lac d’Epecuén commencèrent à s’élever. Une digue fut élevée ainsi qu’une muraille de 4 mètre de haut.

Le 10 novembre 1985, le niveau de l’eau était très élevé et les premiers pâtés de maison commencèrent à être inondés. Immédiatement, l’évacuation de la ville débuta. Les eaux ne cessèrent d’augmenter. L’eau culminait à 4 mètre de hauteur.

Entre les années 1992 et 1995, Carhué fut sauvé des eaux grâce à une muraille construite entre temps. Epecuén était alors sous 8 mètre d’eau.

Et c’est seulement dans les années 2000 que les eaux se sont mises à s’écouler et à faire apparaître les ruines d’Epecuén.

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Je tire ces informations d’un document édité par le Secrétariat du tourisme d’Adolfo Alsina. Plus d’infos sur Facebook

“En allant me promener dans les ruines d’Epecuén, j’ai pensé à eux… Eux qui sont en Syrie… Ou encore eux qui sont au Liban… En Ex-Yougoslavie… Dans ces pays qui ont connu la guerre il y a peu… Epecuén n’a pas été détruite par la guerre mais inondée par la folie de l’homme… Car il en veut toujours plus l’Homme… Il n’est jamais satisfait l’Homme…”

Si vous êtes dans le coin, je vous conseille vraiment de venir voir ces ruines. C’est vraiment fou de voir une ville pétrifiée par le sel. Ce sont des scènes d’apocalypse ! D’ailleurs de nombreux films ont été tournés ici.

Prochaine étape de mon voyage, Viedma…

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Parce qu’il est temps… de partir à la recherche de la milonga perdue.

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https://www.instagram.com/adrenafotografia/

Mon sac à dos est presque bouclé… il est temps pour moi de quitter Buenos Aires. J’ai décidé de partir sur les routes à la rencontre des gens avec mes chaussures de tango à la main.

L’idée est d’user mes semelles sur d’autres terrains de jeux que les milongas de la Capitale argentine.

Pendant tout mon voyage, je vous raconterai et montrerai tous les lieux où j’ai pu danser. J’aimerais vous donner un maximum d’informations sur ces lieux pour qu’à votre tour lors d’un voyage vous puisiez y aller. Y aller danser, ou simplement aller voir les gens danser.

Le tango argentin est une danse vraiment particulière… pour moi, c’est la danse de la rencontre... de la rencontre avec l’autre et avec soi-même. L’abrazo ou l’embrassade ou encore l’étreinte en français est un moment très particulier. Vous prenez quelqu’un dans vos bras… ça peut être quelqu’un que vous ne connaissez pas, quelqu’un que vous avez simplement croisé ou quelqu’un que vous connaissez bien. Et avec cette personne vous allez partager une “tenda”.

Une “tenda”, en général c’est trois (en France) ou quatre (en Argentine) morceaux de musique. Ce sont soient des tangos, des milongas ou des vals joués par un même orchestre. Et entre chaque “tenda”, il y a des “cortinas”, ce sont des musiques très différentes (cumbia, musique actuelle…) qui vous permettent de changer de partenaire ou d’aller vous asseoir.

Je pars donc sur les routes d’Argentine à la rencontre des autres, à ma rencontre.

La première étape de mon voyage, le sud de la province de Buenos Aires.

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“Le tango argentin est une danse vraiment particulière… pour moi, c’est la danse de la rencontre… de la rencontre avec l’autre et avec soi-même. C’est un peu comme avoir rendez-vous… tu peux être à l’heure c’est-à-dire être présent au rendez-vous et profiter du moment ou tu peux être en avance et devancer les propositions du guideur ou carrément être en retard et être en complet décalage avec ton/ta partenaire… tout dépend de l’état d’esprit du moment, du tien et de l’autre.”